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Bitcoin et l’inflation sans fin

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20h00 ▪
9
min de lecture ▪ par
Nicolas T.

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Le système fiat est un ponzi qui demande une croissance perpétuelle (et donc impossible) des flux physiques. Nous allons au devant d’une inflation aussi douloureuse que propice au bitcoin.

Bitcoin

Ponzi et croissance

Il ne se trouve pas en circulation un seul euro, dollar, yuan ou franc qui ne provienne pas d’une dette. Dans le système fiat, la monnaie est entièrement créée à partir de dettes.

Dit autrement, il n’y aurait plus un seul sou en circulation si tous les prêts bancaires étaient remboursés du jour au lendemain. A vrai dire, il resterait les pièces et les billets. Le cash ne représente toutefois qu’une toute petite partie de la masse monétaire. Environ 5 %.

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Le système fiat est un système dit de réserves fractionnaires. C’est-à-dire que la monnaie est créée ex nihilo par les banques. L’argent émerge au moment des prêts (surtout immobiliers) et disparait au moment du remboursement. Sauf les intérêts qui rémunèrent les banquiers.

Nous payons donc en permanence des intérêts sur la totalité de la masse monétaire. Il en découle qu’il faut prêter chaque année un peu plus que l’année précédente pour que tout le monde s’y retrouve d’un point de vue comptable.

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Cet impératif mathématique tient au fait que l’argent nécessaire au paiement des intérêts ne se trouve jamais initialement en circulation dans l’économie. « L’argent ne fait pas d’argent », comme dit le précepte. Pour le dire encore plus clairement, si certains parviennent à rembourser dette ET intérêts, mathématiquement, les autres ne pourront même pas rembourser le principal.

En somme, le système requiert pour tenir debout que nous augmentions perpétuellement la masse monétaire. Autrement, certains acteurs économiques ne pourraient pas trouver assez d’argent dans le magma de l’économie pour honorer leurs prêts. Les défauts de paiements feraient partie intégrante du système, ce qui n’est pas efficient.

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C’est ainsi, les banques entretiennent un système de ponzi, parce que l’humanité embrasse toujours les systèmes les plus efficients.

Le problème étant qu’il faut suffisamment d’énergie et de matières premières à mettre en face de cette masse monétaire en perpétuelle augmentation, sans quoi les salaires ne suivraient plus. Or, nous vivons sur une planète finie…

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Banque et Renaissance

La plus vieille banque encore en activité est la Monte dei Paschi. Cette ancienne banque italienne fut fondée en 1472, en pleine Renaissance, une époque charnière de la civilisation.

Les cités-États italiennes telles que Florence, Venise et Gênes ont posé les jalons de la banque moderne. Et notamment la banque de la famille florentine Médicis, créée au XIVe siècle, connue pour ses pratiques financières innovantes.

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C’est le mathématicien Luca Pacioli qui introduit dans son ouvrage « Summa de Arithmetica, Geometria, Proportioni et Proportionalita » (1494) le concept de comptabilité en partie double. Ce système révolutionnaire consiste à enregistrer à la fois les débits et les crédits des transactions financières. Les lettres de crédit furent également cruciales dans le développement du commerce. Elles sont l’ancêtre du crédit moderne.

La démocratisation des banques, alliée au développement des marines marchandes, permit de faire croitre l’activité économique et la prospérité. La Renaissance a véritablement marqué le début d’une nouvelle ère d’exploration et de commerce maritime. Toutes les puissances européennes se lancèrent dans d’ambitieux voyages de découverte à la recherche de nouvelles ressources inexploitées. Des figures emblématiques comme Christophe Colomb, Vasco de Gama (première voie maritime vers les Indes) et Ferdinand Magellan (premier tour du monde) ont jeté les bases de la globalisation.

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Et quand on y pense, c’est l’énergie du vent alliée aux crédits ainsi qu’aux assurances maritimes des banques italiennes qui furent les grands moteurs de cette croissance économique. Sans oublier les percées technologiques comme la boussole et le gouvernail.

Tout cela pour dire que le transport et l’énergie sont la clé de voute du développement économique et par ricochet de la capacité à prêter de l’argent. L’un ne va pas sans l’autre.

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Pétrole et conteneurs

La révolution industrielle au 18ᵉ siècle décupla encore les capacités de transport de la marine marchande. Les bateaux à vapeur remplacèrent les voiliers et catalysèrent une nouvelle croissance formidable du commerce mondial.

L’avènement de la vapeur a rendu le transport maritime plus fiable et réduit les distances en reliant les continents d’une manière inimaginable auparavant.

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Cette fois-ci, le Grand Bon en avant proviendra de l’énergie charbonnière. Vint ensuite le pétrole qui alimente aujourd’hui des porte-conteneurs pesant 100 000 fois plus lourds que la caravelle de Christophe Colomb.

De nos jours, la marine marchande transporte quasiment tous les produits non alimentaires disponibles dans le commerce. Avec ses deux milliards de tonnes de capacité (contre quelques dizaines de millions il y a deux siècles), elle assure 80 % du fret international.

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Comme dit Jean-Marc Jancovici, « sans elle, vous et moi pourrions dire adieu à notre pouvoir d’achat. […] Cette marine marchande consomme autant de pétrole que l’aviation mondiale, soit près de 10 % de la production mondiale. Les camions, qui sont aussi un maillon essentiel de l’économie, consomment pour leur part deux fois ce que consomme la marine marchande. »

Le grand défi des décennies à venir sera de faire avancer des géants des mers de 300 000 tonnes ainsi que les camions malgré la baisse de la production de pétrole qui est beaucoup plus proche que l’on veut croire. À ce propos, surveillez de près les États-Unis :

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Sans pétrole, les échanges internationaux seront considérablement plus réduits et la démondialisation une réalité. Il en résultera des pénuries de certains produits et l’incapacité de faire des prêts sans provoquer de l’inflation.

Sans énergie abondante, nous ne pouvons pas physiquement mettre de croissance en face du ponzi monétaire. Un ponzi qui, encore une fois, n’est ni bien ni mal. Il a simplement besoin d’une croissance perpétuelle qui, malheureusement, ralentit décennie après décennie.

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Bitcoin et les limites physiques de la croissance

Le pétrole n’est pas infini. Nous fabriquerons des camions électriques, mais là encore, il y a des limites.

Le cuivre est l’élément phare de l’électrification de notre civilisation. On anticipe que la demande pour ce métal essentiel s’élèvera de 4 à 6 % par an au cours des huit prochaines années.

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La production doit donc doubler d’ici 2035. En sachant que l’extraction consomme beaucoup de pétrole et que les découvertes de nouveaux gisements de cuivre sont faméliques… Il y a donc du soucis à se faire du point de vue purement géologique. Sans parler du fait qu’installer des petits réacteurs nucléaires sur les 60 000 bateaux cargos est de l’ordre de l’impossible.

La quantité de choses transportées va inéluctablement baisser, empêchant en retour la croissance des flux physiques qui sous-tendent la croissance économique.

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Et soit dit en passant, vu que la moitié des camions transportent des denrées alimentaires, il est écrit d’avance que leurs prix vont augmenter et raboter la capacité d’emprunt des ménages. Il en résultera une explosion de la bulle immobilière.

Tout cela pour dire que l’inflation n’est pas près de s’arrêter. En l’absence de miracle énergétique et d’immenses découvertes de cuivre, de lithium, etc, la croissance ira décrescendo.

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Voici la tendance pour le vieux continent :

-Importation maximale d’énergie : 2007
-Poids maximal chargé dans les camions : 2007
-Nombre maximum de m2 construits par an : 2007
-Revenu disponible maximum : 2010

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Que s’est-il passé en 2007 ? Le pic de pétrole conventionnel. L’absence de croissance en Europe se traduira par plus d’inflation. Comme dirait l’autre, les trente glorieuses, c’est terminé. N’importe quel bon père de famille devrait désormais penser à protéger son épargne.

Et quoi de mieux pour le quidam que de choisir tout simplement le seul actif existant en quantité absolument finie : Bitcoin.

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Nicolas T.

Reporting on Bitcoin, “the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy”.

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