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Bitcoin et l’énergie du déni

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8h00 ▪
8
min de lecture ▪ par
Nicolas T.

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Le bitcoin est-il la solution à tous les maux ? N’en demandons-nous pas trop à cette monnaie perçue de plus en plus comme une réserve de valeur absolue ?

bitcoin

La monnaie et l’économie

On entend souvent l’expression « fix the money, fix the world », suggérant par là que l’économie ne serait in fine qu’un tour de passe passe monétaire.

Certains « économistes autrichiens » sont même convaincus qu’il suffit d’une masse monétaire fixe (en utilisant le bitcoin) pour que nous vivions tous dans l’abondance.

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Plus sérieusement, l’abondance provient de la productivité (quantité de choses produites par personne). Et cette productivité s’obtient avec des machines et donc, in fine, de l’énergie.

D’un point de vue physique, une économie est une structure dissipative alimentée par un flux constant d’énergie. Les êtres humains sont également des structures dissipatives. Nous avons besoin d’énergie sous forme de calories alimentaires pour ne pas nous éteindre.

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Mais impossible de se contenter de laitue. Nous devons absorber toute une série d’aliments adaptés aux besoins du corps. Il en va de même pour l’économie qui demande différentes sources et formes d’énergie.

L’uranium est une source d’énergie nucléaire ; le gaz, le pétrole et le charbon sont des sources d’énergie chimique ; les barrages sont source d’énergie potentielle ; le soleil est source d’énergie radiative et le noyau terrestre source d’énergie thermique.

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Ces sources d’énergie peuvent être utilisées tel quel, ou bien être converties en d’autres formes d’énergie. Les énergies fossiles sont par exemple brulées dans des centrales thermiques pour chauffer de l’eau. La vapeur d’eau permet de faire tourner un rotor (énergie mécanique) dont la rotation produit un champ magnétique permettant de générer de l’énergie sous forme électrique.

Plus de 80 % de notre énergie provient du gaz, du pétrole et du charbon. Par ailleurs, seulement 20% de l’énergie est transformée en électricité !

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La faible prévalence de l’électricité tient au fait que l’utilisation directe des énergies fossiles est nécessaire pour construire des routes goudronnées, des ponts en acier, des lignes de transport d’électricité, du ciment, des herbicides, des engrais, des graisses mécaniques, du plastique, etc. Nombre de processus industriels qui sous-tendent l’économie ont besoin des propriétés chimiques et thermiques des combustibles fossiles.

Tout cela pour dire que l’électricité, par elle-même, n’est pas suffisante. Dit autrement encore, les électrons ne se mangent pas.

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Contrainte énergétique et inflation

Il sera très difficile de reproduire tous les services rendus par les combustibles fossiles avec de l’électricité. Une réduction de leur consommation se soldera par moins de biens et de services, en moyenne, par personne.

A vrai dire, c’est déjà le cas en occident depuis 1973, date du premier choc pétrolier. Les choses se sont encore compliquées depuis 2007, date du pic de pétrole conventionnel, c’est-à-dire celui qui est facile d’extraire.

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Ce n’est pas un hasard si les niveaux de vie occidentaux s’effritent depuis les années 1970. Accuser la fin du Gold Standard revient à confondre l’œuf et la poule. Les États-Unis mirent en réalité fin au gold standard à cause de l’explosion du déficit commercial directement provoquée par leur pic pétrolier atteint en 1971.

Washington parvint à préserver son niveau de vie d’un coup de maitre géopolitique orchestré par Henry Kissinger : le pétrodollar. Mais c’est une autre histoire.

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Le prix du baril est aujourd’hui 26 fois plus élevé qu’en 1971… Et la récente découverte de l’équivalent de 15 années de consommation mondiale en antarctique ne changera pas la donne. Exploiter ce pétrole nécessite un baril à 300 dollars, contre près de quatre fois moins actuellement. Cela ferait beaucoup d’inflation…

Les nations avancées ont d’autres sources d’énergie, mais ce n’est pas suffisant pour générer la croissance exponentielle que requiert notre endettement exponentiel, aka le système fiat.

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Il faut bien se rendre compte que notre consommation d’énergie croît à un rythme extraordinaire d’environ 2,4 % par an. Cela signifie que nous allons consommer autant de pétrole, gaz et charbon au cours des 30 prochaines années que nous l’avons fait depuis l’aube de la civilisation.

Y parviendront nous, ou devrions-nous plutôt nous préparer à plus d’inflation ? Ne manquez pas notre article à ce sujet : Bitcoin et l’inflation sans fin.

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Comme l’a récemment déclaré Michael Saylor pour justifier l’investissement de Microstrategy dans le bitcoin :

« Le taux d’inflation officiel ne représente pas la réalité, ce qui signifie que les chiffres du PIB ne sont pas vrais non plus. Vous ne mesurez pas le PIB réel s’il n’est pas corrigé de l’inflation. Le CEO de Microsoft a fait une remarque très discrète que personne n’a remarquée. Il a dit qu’en termes nominaux, les gens perçoivent l’économie comme étant en croissance, mais une fois que vous avez mis en place le bon taux d’inflation, l’économie est en réalité en contraction. »

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Décrue énergétique et Bitcoin

La Chine et l’Inde ont fondé leur croissance récente sur l’augmentation de la consommation de charbon. En face, l’occident se prépare plutôt au pic de combustibles fossiles en misant sur l’électrique pour sa réindustrialisation.

Le passage au tout électrique sera toutefois difficile. La plupart des gens ne se rendent pas compte que l’industrie et les transports sont des secteurs qui consomment très peu d’électricité.

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L’électricité représente seulement 13 % de l’énergie totale consommée par l’industrie. Il faut par exemple des températures de fusion très élevées pour les hauts fourneaux. Ces températures s’obtiennent à moindre cout en brulant directement du charbon et du gaz. Il est possible d’utiliser des fours à arc électrique pour produire de l’acier, mais cela n’est rentable que là où l’électricité est abondante.

La situation est encore pire dans le transport – épine dorsale de l’économie – qui fonctionne à 95 % avec du pétrole. Remplacer l’ensemble du parc mondial par des voitures électriques est une chimère en raison des vastes quantités de cuivre, lithium, de neodymium et autres terres rares qu’il faudrait extraire et recycler.

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« La demande de cuivre, de lithium, de terres rares et de cobalt pour les technologies énergétiques propres doublera entre aujourd’hui et 2030. »

Le monde va devoir produire beaucoup plus d’électricité nucléaire (qui représente seulement 2 % de l’énergie produite sur terre) ET réduire la cadence. Il faudra aussi « fermer le cycle » avec des réacteurs de quatrième génération. Les pays les moins bien préparés à l’inéluctable décrue des énergies fossiles seront frappés le plus durement.

Le bitcoin peut-il nous sortir de cet écueil ? Non. Il n’y a pas de pétrole, de lithium, de cobalt, de cuivre, de nickel ou de graphite dans la blockchain.

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Il est en revanche une réserve de valeur absolue qui ne manquera pas d’attirer l’attention au fur et à mesure que la contrainte énergétique provoque de l’inflation. Les tensions géopolitiques et commerciales et la fragmentation du système de paiement global en cours sont également du pain béni.

Et comme pour tout monopole global (Microsoft, Google, Amazon, etc), les premiers investisseurs dans la percée technologique bitcoin tireront leur épingle du jeu. C’est un investissement plus prometteur que l’immobilier…

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Nicolas T.

Reporting on Bitcoin, “the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy”.

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